Résumé : Après une première traduction de son œuvre en anglais, cet article analyse le travail de Muriel Salmona à partir d’une perspective clinique et sociale, en soulignant le rôle de la mémoire traumatique dans la reproduction des violences. Il met en évidence les mécanismes de dissociation à l’œuvre chez les victimes et les agresseurs, ainsi que leurs implications pour la prévention, la prise en charge et la compréhension des dynamiques sociales de la violence.
Mots-clés : psychotraumatisme, mémoire traumatique, dissociation, violences sexuelles, reproduction de la violence, conduites dissociantes, prise en charge des victimes, neurosciences du traumatisme.
Le public français connaît bien le travail du Dre Muriel Salmona, psychiatre spécialisée dans les soins aux victimes de violences et présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie qu’elle a fondée en 2009. Dès janvier 2021, elle a participé aux travaux de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE), créée dans le sillage des mouvements #MeToo et #MeTooIncest, dont les conclusions ont été rendues publiques en novembre 2023 (CIIVISE, 2023). Son expertise a largement contribué à faire reconnaître l’importance de la dissociation traumatique pour comprendre les réactions des victimes et orienter les recommandations en matière de prise en charge. Son ouvrage à succès Le Livre noir des violences sexuelles (Salmona, 2013) vient d’être traduit en anglais, avec des données actualisées, sous le titre Sexual Violence, Dissociation, and Inequality—A Guide to Understanding Traumatic Memory (Salmona, 2025b), rendant ainsi plus largement accessibles les fruits d’un travail de longue haleine en faveur des victimes de violences sexuelles et de toutes autres formes de violences.
Une expérience précoce de la dissociation traumatique
Muriel Salmona fut d’abord une enfant confrontée aux pires violences au sein de sa propre famille – une fille unique piégée entre une mère sans foi ni loi, qui la livra à des pédocriminels lorsqu’elle avait six ans, et un père vétéran d’Indochine, alcoolique et violent, incapable de la soutenir d’aucune manière. Réfugiée en permanence dans un monde imaginaire pour survivre à ce milieu hostile, elle traversa difficilement les premières années de sa scolarité avant de redoubler d’efforts pour entreprendre des études de psychiatrie, avec une spécialisation en psychotraumatologie. Pendant trois décennies, elle a pris en charge des victimes, mené des recherches cliniques sur la neurobiologie des psychotraumatismes et – à la fois professionnelle et militante – s’est investie dans la diffusion de ses connaissances auprès du grand public (fig. 1 à 6).
Fig. 1 : Brochures d’information disponibles en six langues auprès le de l’association Mémoire traumatique et Victimologie.
Son expérience précoce de la dissociation et de l’amnésie traumatique l’a conduite à éprouver de l’intérieur, puis à théoriser l’impact des violences sexuelles sur la santé des victimes, ainsi que les mécanismes d’aliénation qui envahissent leur espace psychique, jusqu’à détruire leur estime de soi. Elle s’est ainsi attachée à décoder certains comportements, en apparence paradoxaux, pour les relier aux violences subies, sans adhérer aux nombreuses théories qui mettent en cause les victimes par des stéréotypes sexistes et masculinistes. Dénonçant la « culture du viol », Salmona est parvenue à la conclusion qu’il est possible de protéger les victimes, et en particulier les enfants, afin d’enrayer une dynamique de reproduction de la violence, qui engendre et perpétue inégalités, injustice et précarité (Salmona, 2025a).
Une réalité sidérante
Dans le monde actuel, la prévalence des violences sexuelles continue de défier l’entendement. En France, plus d’une femme sur six et plus d’un homme sur vingt en ont été victimes (CSF, 2008). Selon les données issues d’enquêtes de victimation, environ 90 % des victimes de viol connaissent leur agresseur. Dans le cas des enfants, il s’agit très majoritairement de proches, le plus souvent dans un cadre intrafamilial (ONDRP, 2017). Ainsi, au moins 10 % de la population française aurait été victime d’inceste selon une autre enquête (Face à l’inceste/IPSOS, 2020), soit environ 6,7 millions de personnes, l’âge moyen des enfants abusés sexuellement étant de 10 ans – et la France n’est pas une exception. Les statistiques nord-américaines sont comparables, voire plus élevées selon le Rape, Abuse & Incest National Network, la plus grande organisation étatsunienne de lutte contre les violences sexuelles (RAINN, 2026). Plus largement, comme l’a déclaré Margaret Chan, alors directrice générale de l’OMS : « Les violences faites aux femmes constituent un problème global de santé publique d’ampleur épidémique. » (WHO, 2013)
Fig. 2 : Brochures d’information disponibles en six langues auprès le de l’association Mémoire traumatique et Victimologie.
Malgré ces chiffres, Salmona souligne que nos contemporains sous-estiment encore largement l’ampleur de cette réalité. Beaucoup restent convaincus que les viols sont généralement commis par des inconnus, dans des lieux publics, sur des femmes adultes sexuellement attractives (MTV/IPSOS, 2019). Sous l’effet de ces représentations, peu prennent la mesure du fait que les violences sexuelles surviennent dans tous les contextes sociaux et sont généralement commis par des proches de la victime, souvent mineure. Ils ignorent également que ces violences demeurent majoritairement impunies, leurs auteurs échappant le plus souvent à la justice. Ce déni persistant témoigne de la force d’une culture du viol encore largement impensée dans nos sociétés patriarcales. Il en résulte que la plupart des victimes d’agressions sexuelles survivent sans soutien psychologique ou juridique adapté, et n’obtiennent que rarement réparation pour des agressions subies parfois depuis l’enfance.
Dissociation et mémoire traumatique
Le propos de Sexual Violence, Dissociation, and Inequality ne se limite pas à dénoncer un drame humain profondément ancré dans nos mentalités, mais vise surtout à en dévoiler les mécanismes psychiques et neurobiologiques, tant du côté des victimes que de celui des agresseurs. L’ouvrage s’inscrit dans une filiation de recherches qui remonte à Sándor Ferenczi (2006) – l’un des premiers à prendre au sérieux la réalité des violences subies, notamment sexuelles – tout en intégrant les données issues des neurosciences permettant de décrire avec précision les mécanismes de dissociation impliqués dans la formation de la mémoire traumatique. À cette approche à la fois clinique et scientifique s’ajoute une perspective originale sur les enjeux relationnels, sociaux et politiques liés à l’omniprésence de symptômes psychotraumatiques non reconnus comme tels – un éclairage particulièrement pertinent pour le psychohistorien.
Fig. 3 : Brochures d’information disponibles en six langues auprès le de l’association Mémoire traumatique et Victimologie.
Comme d’autres avant elle, Salmona décrit la dissociation – ou shutdown – comme une réponse de survie face au stress extrême induit chez la victime par la violence de l’agression (Van der Kolk, 1994). La désorganisation des connexions fonctionnelle entre l’amygdale cérébrale et l’hippocampe – normalement impliquée dans l’élaboration d’une mémoire narrative cohérente – entraîne un état de sidération, à l’origine d’une mémoire traumatique fragmentée. La victime est alors comme anesthésiée, incapable d’éprouver pleinement sensations ou émotions : elle peut se retrouver figée, dans une position de spectatrice de ce qu’elle subit. Le souvenir de l’agression reste dès lors encapsulé dans l’amygdale faute d’avoir pu être intégrée par le psychisme. Et la violence de cette présence fantôme peut ressurgir à tout moment, comme une machine à remonter le temps, contraignant les victimes à revivre l’expérience traumatique, parfois au point de ne plus vouloir vivre. D’après une étude française récente, 42 % des victimes de violences sexuelles font une tentative de suicide – et jusqu’à 50 % dans le cas d’inceste ou de viol dans l’enfance (MTV, 2015).
Sidération et conduites dissociantes
Au-delà du lourd fardeau qu’il impose aux victimes, ce va-et-vient quasi permanent entre dissociation et réactivation traumatique permet d’interpréter certains comportements, en apparence paradoxaux, comme relevant de stratégies d’adaptation au psychotraumatisme. L’importance de faire connaître ces mécanismes à un nombre croissant de nos contemporains – enseignants, personnels de santé, forces de l’ordre ou magistrats, et a fortiori aux proches de la victime – ne saurait être surestimée. La mémoire traumatique constitue en effet une véritable bombe à retardement, susceptible d’exploser à la faveur d’un évènement apparemment insignifiant pour un observateur extérieur : un bruit soudain, une interview professionnelle, une rencontre, ou encore une atmosphère rappelant l’agression initiale. La liste des déclencheurs potentiels est longue, tous capables de réactiver la charge émotionnelle associée au traumatisme. Les victimes peuvent alors être amenées à revivre tout ou partie de l’évènement comme s’il se produisait à nouveau, au point d’éclipser la réalité présente. Dans un sens, leurs abuseurs poursuivent ainsi leur emprise destructrice parce qu’ils sont parvenus à coloniser le psychisme de leurs victimes, parfois contraintes de s’identifier à une perversité qui ne leur appartient pas.
Fig. 4 : Brochures d’information disponibles en six langues auprès le de l’association Mémoire traumatique et Victimologie.
Dès lors, celles-ci peuvent se réfugier dans un état d’anesthésie émotionnelle souvent interprété à tort comme de l’indifférence, de l’hypocrisie, voire – dans le cas d’un viol par exemple – comme une preuve de consentement. Elles peuvent également développer des conduites d’évitement qui entravent fortement leur vie quotidienne, ou encore adopter une hypervigilance traduisant leur sentiment, malheureusement fondé, d’évoluer dans un environnement potentiellement dangereux. Confrontées à la réactivation répétée de leur traumatisme et au soulagement temporaire procuré par la dissociation, certaines peuvent en venir à adopter des conduites à risque, en s’exposant à de nouvelles situations de violence. L’un des apports essentiels du travail de Muriel Salmona consiste à analyser certaines violences comme des conduites dissociantes d’intensité croissante, nécessitant une escalade pour produire les effets recherchés. Dans cette perspective, on peut comprendre que, même après des actes d’une violence extrême répétés sur de longues périodes – notamment dans des contextes de crimes contre l’humanité – certains auteurs ne ressentent ni culpabilité ni remords : leur psychisme a accumulé suffisamment d’atrocités pour entretenir durablement l’anesthésie de leurs émotions.
Un formatage dangereux pour les victimes
L’ouvrage met également en évidence les conséquences traumatiques des violences dites « éducatives » : lorsqu’un parent agresse physiquement ou verbalement un enfant, cela peut engendrer des perturbations durables. L’enfant est alors contraint d’intégrer un système de règles tyranniques et insensées, propres à un environnement toxique, en contradiction flagrante avec les repères du monde extérieur. Les stratégies de survie développées par la victime sont souvent mal interprétées : elle pourra être qualifiée de folle, de phobique ou d’obsessionnelle par exemple. Or, ces comportements apparaissent au contraire pleinement cohérents pour qui connait les effets d’une mémoire traumatique envahissante. Dans un tel contexte, on comprend mieux les mécanismes de loyauté que les abuseurs instaurent pour maintenir leur emprise sur leurs victimes. Prolongeant les observations de Sándor Ferenczi (2006) sur l’identification à l’agresseur et l’adaptation de l’enfant à la violence, Salmona souligne les conséquences délétères de ce qu’elle désigne comme un « pseudo-attachement » :
« Ce formatage représente un danger, car il piège l’enfant victime devenu adulte dans la position d’être toujours au service et à l’écoute d’autrui, esclave potentiel parfait corvéable à merci, victime pseudo-consentante face à de nombreux abus, tellement gentille, tellement compréhensive, avec une intelligence relationnelle tellement développée… » (Salmona, 2025b, 69)
Fig. 5 : Brochures d’information disponibles en six langues auprès le de l’association Mémoire traumatique et Victimologie.
Ces personnes deviennent des proies potentielles pour des agresseurs qui ont eux-mêmes subi des abus dès l’enfance, mais dont les conduites dissociantes consistent à reproduire la violence sur autrui. En temps normal, l’empathie que nous éprouvons spontanément pour la détresse de nos semblables nous porte plutôt à leur porter assistance. Aussi déroutantes qu’elles puissent paraître, les violences exercées par l’agresseur produisent dans son système nerveux un état dissociatif, associé à la libération de substances endogènes aux effets anesthésiants, lui permettant de soulager temporairement sa propre mémoire traumatique – au détriment de sa victime. Il peut ainsi infliger ces violences de manière répétée, non seulement lorsque ses propres traumatismes sont réactivés – par exemple en présence d’une personne vulnérable susceptible de faire écho à des expériences précoces de négligence ou de maltraitance – , mais également de manière anticipée, afin de maintenir un état d’anesthésie émotionnelle quasi permanent. S’en prendre à un enfant, et lui faire subir des violences parfois extrêmes, peut ainsi devenir, pour certains agresseurs, un moyen compulsif de réguler leur propre souffrance psychique, par la production de substances neurobiologiques aux effets comparables à ceux de certains analgésiques puissants.
Une responsabilité sociétale
Le fait de reproduire sur autrui des psychotraumatismes non intégrés, faute d’un travail thérapeutique cohérent, constitue donc un mécanisme de reproduction de la violence – notamment sexuelle – par des passages à l’acte ou des remises en scène. Muriel Salmona insiste à la fois sur le caractère addictif de ces conduites et sur la responsabilité des agresseurs dans leur mise en œuvre qui contribuent à retraumatiser les victimes. Elle souligne que leur gravité est proportionnelle à l’impact des violences initialement subies, tout en dénonçant l’escalade dans laquelle ces personnes s’engagent, souvent avec la légitimité que leur confère leur environnement social. Qu’il s’agisse d’une famille réduite au silence sous l’emprise d’un tyran domestique, d’un groupe à caractère sectaire assujetti à des croyances dogmatiques, ou d’une nation justifiant ses actions militaires par une rhétorique nationaliste belliqueuse, tous ces contextes socio-relationnels offrent aux agresseurs des justifications à leurs actes. Le silence imposé aux victimes – dont la parole pourrait mettre en péril l’ordre social existant – constitue le pendant de cette fuite en avant collective.
Fig. 6 : Brochures d’information disponibles en six langues auprès le de l’association Mémoire traumatique et Victimologie.
Parmi les représentations les plus tenaces figure l’idée que la violence serait inhérente à la nature humaine, relevant – chez Sigmund Freud par exemple – d’une pulsion agressive originelle (Freud, 2010). Cette croyance alimente une forme de sémantique orwellienne dans laquelle la violence éducative peut être présentée comme de la sollicitude – le fameux « C’est pour ton bien ! » – , le viol conjugal comme l’expression d’une passion dévorante, ou encore la femme victime de harcèlement sexuel comme une « mythomane ». Le but est toujours le même : neutraliser et discréditer la parole des victimes. En mettant en cause la « culture du viol » au sein de laquelle l’appétit sexuel des hommes et la docilité supposée de leurs partenaires féminines sont érigés en évidences, Salmona souligne l’importance de s’en remettre au droit qui – en Europe tout au moins – qualifie les violences sexuelles de formes de torture ou de traitements cruels, inhumains et dégradants. Elle conclut en dénonçant le manque d’information des professionnels de santé sur l’ampleur et la gravité des troubles psychotraumatiques, à l’origine de politiques de prévention et de prise en charge encore largement inadaptées. Ce déficit de reconnaissance contribue ainsi à prolonger les effets des violences bien au-delà de l’expérience traumatique initiale.
Le livre de Muriel Salmona constitue une ressource précieuse pour toute personne intéressée par la question du psychotraumatisme. Il s’adresse tout particulièrement aux victimes d’abus sexuels, qui y trouveront une reconnaissance de leur détresse – comme en attestent de nombreux témoignages. Plus largement, l’ouvrage met en lumière le rôle central de la mémoire traumatique dans les dynamiques de reproduction de la violence, à l’origine de discriminations, d’inégalités et de diverses formes d’aliénation. Comme le souligne le Dre Kate Rose, traductrice et préfacière de l’ouvrage : « Cet apport original de Salmona est susceptible d’améliorer la prévention et la prise en charge des victimes, et de contribuer à une plus grande équité sociale. » Dans cette perspective, ses analyses cliniques et ses apports scientifiques constituent des outils utiles pour les thérapeutes et les professionnels de santé engagés dans l’accompagnement des victimes. Ayant moi-même bénéficié du travail de Muriel Salmona au cours d’un long processus de réappropriation de mon histoire personnelle, je salue cette traduction et en recommande vivement la lecture.
Marc-André Cotton*
Président de l’International Psychohistorical Association (IPhA)
© M.A. Cotton – 04.2026 / regardconscient.net
↑*Marc-André Cotton est psychohistorien et responsable du site Regard conscient, un projet de recherche consacré aux conséquences des violences éducatives ordinaires dans la continuité des travaux d’Alice Miller et de Sylvie Vermeulen. Auteur de Au nom du père, les années Bush et l’héritage de la violence éducative (Éd. L’Instant présent, 2014), il préside aujourd’hui l’International Psychohistorical Association (IPhA). Formateur et conférencier, il a publié de nombreux articles portant sur la parentalité et la relation à l’enfant, l’histoire des mentalités, l’enfance des dirigeants politiques ainsi que la psychanalyse et la psychologie. Il a collaboré régulièrement à la revue PEPS et participe depuis dix ans à la formation de consultant·e en parentalité animée par Catherine Dumonteil-Kremer. Récemment, il a présenté son travail sur le time-out au colloque Misopédie — La domination adulte dans les discours contemporains, organisé par l’Université de Limoges. Sa communication a été publiée dans les actes du colloque : Les sciences du comportement et la domination adulte, une revue d’études scientifiques (dans Kovacshazy, Cécile (dir.), Misopédie. Volume 1 : Définir, Éd. Le Hêtre, 2025).
Bibliographie :
↑Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE), Violences sexuelles faites aux enfants : “On vous croit”, Rapport public, Paris, novembre 2023, .
↑Contexte de la sexualité en France (CSF), « Les violences sexuelles en France : quand la parole se libère », Population & Société (Bulletin mensuel d’information de l’Institut national d’études démographiques, mai 2008, p. 445.
↑Face à l’inceste/IPSOS, Les Français face à l’inceste, Enquête réalisée pour l’association Face à l’inceste (ex-AIVI), novembre 2020.
↑Ferenczi, Sándor, Le traumatisme (textes originaux publiés dans les années 1930), Petite Bibliothèque Payot, 2006.
↑Freud, Sigmund, Malaise dans la civilisation, Presses Universitaires de France, 2010 (éd. orig. 1930).
↑Mémoire Traumatique et Victimologie (MTV), Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte : déni de protection, de reconnaissance et de prise en charge. Enquête auprès des victimes, enquête réalisée de mars à septembre 2014, rapport publié en 2015.
↑Mémoire Traumatique et Victimologie (MTV)/IPSOS, Les Français.es et les représentations du viol et des violences sexuelles. Enquête réalisée du 22 au 28 février 2019, publiée en juin 2019.
↑Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), Victimation et perceptions de la sécurité. Enquête Cadre de vie et sécurité, INSEE-ONDRP-SSMSI, 2017.
↑Rape, Abuse & Incest National Network (RAINN), Scope of the Problem: Sexual Violence Statistics. Consulté en ligne, le 5 avril 2026.
↑Salmona, Muriel, Le livre noir des violences sexuelles. Dunod, 2013.
↑Salmona, Muriel, Enrayer la fabrique des agresseurs sexuels. Dunod, 2025a.
↑Salmona, Muriel, Sexual Violence, Dissociation, and Inequality—A Guide to Understanding Traumatic Memory. Routledge, 2025b.
↑Van der Kolk, Bessel A., “The Body Keeps the Score: Memory and the Evolving Psychobiology of Posttraumatic Stress.” Harvard Review of Psychiatry, janvier-février 1994, vol. 1, No 5, p. 253-265.
↑WHO, Violence against women: a “global health problem of epidemic proportions.” Communiqué de presse, 20 juin 2013.